L'entraide : entre illusion et réalité

Soit proche de tes ennemies et plus proche de tes amies

J'adore cette phrase, mais je crois que j'aime l'utiliser à ma façon.

Dans l'autoédition, on ne va pas se mentir, personne n'est là pour devenir ton ou ta meilleure ami(e). Depuis que je me suis lancée dans cette aventure en début d'année, j'ai pu constater que ce milieu peut parfois ressembler à un univers de requins. Il faut savoir s'imposer, sinon tu perds ton identité et, surtout, ton énergie.

Le tribunal des auteurs

Sur les réseaux, et notamment dans certains groupes d'auteurs et d'autrices indépendants, j'ai surtout rencontré des ego mal placés. Si tu penses y trouver une main tendue, fais plutôt du bénévolat. Tu y recevras probablement davantage de gratitude.

À bas ceux qui utilisent l'intelligence artificielle : on te dira d'office que tu n'es pas un véritable écrivain ou une véritable écrivaine.

À bas ceux qui utilisent l'informatique : on te rappellera qu'avant, on écrivait avec un stylo et une feuille de papier.

J'avais oublié les donneurs de leçons. Ceux qui savent mieux que tout le monde. Ceux-là ne liront même pas ton livre parce que la couverture « fait IA » ou parce qu'ils sont persuadés que tu ne l'as pas écrit. On se demande comment font les maisons d'édition... Chut, on ne va pas parler d'elles.

Quand l'entraide devient un business

Mais il y a aussi ceux qui reconnaissent l'effort. Parce que sortir un livre, c'est bien. Passer des heures à le réécrire, traquer la moindre faute, vérifier la cohérence des personnages, reprendre chaque détail encore et encore... je vous assure que c'est un vrai travail.

Aujourd'hui, on te vend des conseils pour écrire, des formations pour mieux écrire, des méthodes pour vendre davantage. Pourtant, la véritable entraide reste rare.

Tu croiseras des personnes qui chercheront à te saper le moral ou à démonter chacun de tes choix.

Si tu cherches de la bienveillance, tu risques d'être déçu.

Si tu cherches de l'écoute, passe ton chemin.

Et puis, il y a les autres

Un jour, quelqu'un te lira.

Un seul lecteur.

Fidèle.

Et parfois, c'est tout ce qu'il faut.

Parce qu'au fond, la plus belle des entraides, c'est peut-être celle-là.

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