Le Pseudonyme : Ma Clé vers l'Authenticité 

Pourquoi je n'arrive pas à écrire ?

Au début, j’utilisais mon identité civile, mais je ressentais une barrière. Je me censurais. Par peur de choquer. Par envie de plaire à vous tous sauf à moi. Et surtout, par habitude de me taire. Soyons honnêtes : tout écrivain craint parfois le jugement de son public. Heureusement, je n’en avais pas encore à l’époque, alors j’ai pu faire machine arrière. Mais j’espère en avoir un, quand même.

Écrire a d’abord été un combat. Je ne savais pas si je devais raconter ma vie, qui n’a rien d’exceptionnel, ou partager mes déboires. C’est en échangeant avec l’intelligence artificielle qu’une évidence a surgi : mon centre d’intérêt, c’est la fiction.

Mon prénom, une barrière ?

Pourtant, une fois devant le papier, je n’arrivais pas à me lâcher. J’ai écrit une histoire, celle d’Eddy qui rencontre la mort (L’heure du succès), mais là encore, je ne savais pas dans quelle direction aller. Mon dieu ma pire histoire, ça allait dans tous les sens.

Un pseudonyme pour me révéler

Harlan coben, et si je m'inspirais ?

En pensant à l’un de mes auteurs favoris, Harlan Coben, je me suis interrogée sur l’usage du vrai nom. Pour certains, cela ne pose aucun problème. Pour d’autres, c’est une protection de la vie privée. Pour moi, c’était une manière d’affirmer mon identité d’autrice tout en me préservant. Parce que même si je suis une femme sociable, je tiens à garder mon jardin secret.

Et si j'écrivais sous pseudonyme ?

Mon nom de plume a été facile à trouver, car il est une extension de moi-même. Une partie longtemps mise de côté pour éviter de déplaire. Dès qu’il est apparu, il m’a permis d’écrire avec une authenticité nouvelle. Ce n’était pas juste un nom. C’était une permission.

Raconter des histoires sans me censurer

Ma première histoire, Danse avec la mort, mettait en scène Anthony, provocateur à souhait, ligoté à une chaise face à une femme. J’ai adoré m’immerger dans ce personnage et explorer sa façon de parler mais surtout l'atmosphère sensuelle entre les deux protagonistes.

Puis, je me suis lancé un défi : aborder l’érotisme sans filtre. J’aime cette façon de parler de sexualité sans tomber dans le langage cru. Avec Rencontre au comptoir, j’ai mêlé désir et sensualité. Même si ce texte sur Inkspired a révélé un style très brut, il m’a aidée à accepter que parler de sexe fait partie de mon univers, sans tomber dans le voyeurisme et ça permet une connexion entre mes personnages.

Il n'est jamais gratuit, non.

Enfin oser être soi

C’est pour cela que, dans mes livres KDP, vous trouverez ces scènes organiques. Assumer ce côté sombre et charnel m’a permis de valider mon style, un style vrai, celui où l’on se reconnaît parce qu’on arrête de rêver. Au fond, j’ai envie de lire des histoires qui me ressemblent.

T’en as pas marre, toi, de lire toujours la même chose ? Non, je ne fais pas référence à mon premier livre, même si c’est un clin d’œil. Si tu aimes les histoires qui bousculent, suis-moi. Je te promets un voyage dont on ne ressort pas indemne, mais dont on se souvient.

Au fond, Laetitia Heart a toujours été là. Il fallait juste arrêter de la faire taire.

Et toi, oses-tu écrire comme tu l'entends ?